Industrie et souveraineté : Roland Lescure répond aux attaques de Jordan Bardella

La cession d’une entreprise aéronautique française à un groupe américain provoque un vif débat politique. 

Accusé de brader un savoir-faire stratégique, le ministre de l’Économie Roland Lescure a répondu fermement aux critiques venues du Rassemblement national et de la gauche radicale. Il défend une ligne économique ouverte mais encadrée, au nom de la souveraineté nationale.

Une réponse directe aux critiques du RN

Face aux journalistes réunis à Paris, Roland Lescure a rejeté toute remise en cause de son action. Il a affirmé n’avoir aucune leçon de souveraineté à recevoir, en particulier de Jordan Bardella

Selon le ministre, le président du Rassemblement national n’a jamais été confronté aux réalités du monde de l’entreprise. Il lui reproche aussi un discours économique contradictoire, alternant défense du capital et volonté de le taxer.

Des attaques venues aussi de la gauche radicale

Le ministre de l’Économie a également réagi aux propos de Jean Luc Mélenchon. Il a jugé excessif d’être qualifié de traître à la Nation. Il a souligné, dans le même temps, les prises de position du leader insoumis en faveur d’une reprise des importations de gaz russe en Europe. 

Pour Roland Lescure, ces déclarations manquent de cohérence avec les exigences actuelles de souveraineté et de sécurité.

La vente de LMB Aerospace au cœur du débat

Au centre de la polémique se trouve la cession de LMB Aerospace à l’américain Loar Group. Cette entreprise fabrique notamment des équipements utilisés dans les Rafale et les sous-marins nucléaires. 

Pour Jordan Bardella, cette opération illustre une braderie des entreprises stratégiques françaises, dans un contexte de réarmement jugé crucial.

Des garanties imposées par l’État

Roland Lescure a rappelé que cette cession n’a pas été autorisée sans conditions. L’État a exigé une action préférentielle afin de bloquer toute décision contraire aux intérêts nationaux. De plus, la production doit rester en France. 

Enfin, des garanties spécifiques encadrent les contrats stratégiques liés à la défense. Selon le ministre, ces mesures assurent la protection des intérêts essentiels du pays.

Une vision assumée de l’économie française

Le ministre défend une économie ouverte mais exigeante. Il estime que les capitaux privés ont un rôle à jouer, tout en acceptant un contrôle renforcé de l’État sur les secteurs sensibles. 

Il s’oppose ainsi à une vision fondée sur la nationalisation généralisée. Pour lui, la souveraineté passe par des règles claires, et non par la fermeture économique.

La cession de LMB Aerospace illustre les tensions persistantes autour de la souveraineté industrielle française. 

Roland Lescure assume une stratégie d’ouverture contrôlée, face à des oppositions politiques aux visions économiques radicalement différentes. Le débat reste vif, alors que la question du contrôle des secteurs stratégiques s’impose comme un enjeu central.

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