La famille royale britannique est réputée pour sa discrétion en ce qui concerne ses affaires, nous le savons tous. Dans ce contexte, il n’est guère surprenant qu’aucun commentaire officiel n’ait été fait à la suite de la publication de la dernière série de dossiers Epstein.
Les dossiers Epstein relancent la controverse
La semaine dernière, le ministère américain de la Justice a autorisé la divulgation publique de quelque 3,5 millions de documents liés à Jeffrey Epstein, pédophile déchu. Comme prévu, un grand nombre de personnalités sont citées dans ces documents, notamment l’ancien prince Andrew Mountbatten-Windsor.
Andrew est associé à Epstein depuis des années, et cette association a suffi pour lui faire perdre son rang et pratiquement tous ses titres. Depuis quelque temps, il vit reclus, après avoir été littéralement expulsé de sa résidence de Windsor, au Royaume-Uni, et contraint de déménager à Norfolk.
Aucune inculpation, mais une opinion publique hostile
Au moment où nous écrivons ces lignes, personne n’a été inculpé à la suite de son inclusion dans les dossiers Epstein, alors qu’il a été souligné à plusieurs reprises que le nom d’une célébrité apparaissant dans des e-mails ou des SMS, ou son visage dans des photos ou des vidéos, ne constitue pas une preuve d’actes répréhensibles.
Bien sûr, l’opinion publique a son propre point de vue, moins subtil, et les spéculations vont bon train depuis que le ministère de la Justice a publié la série de documents le 30 janvier.
Comme indiqué ci-dessus, l’implication de l’ancien prince Andrew dans l’affaire Epstein est de notoriété publique depuis un certain temps.

L’interview BBC qui a scellé son retrait
Pour tenter de se défendre contre ces accusations, il a accepté de donner une interview à BBC Newsnight en 2019, mais cela n’a fait que nuire à ses affirmations initiales selon lesquelles il avait rompu tout contact avec Epstein après que ce dernier ait été condamné pour sollicitation de prostitution et sollicitation de prostitution auprès d’un mineur en 2008.
À la suite de cette interview catastrophique, Andrew s’est immédiatement retiré de la vie publique, sa réputation en lambeaux.
Sans surprise, Andrew occupe une place importante dans les nouveaux dossiers Epstein rendus publics vendredi dernier. Son nom y apparaît « plusieurs centaines de fois ».
Ce que la famille royale pense réellement du comportement d’Andrew restera certainement un secret bien gardé. Il semble que le roi Charles a fait tout son possible pour distancier la monarchie de son frère, même si aucun commentaire officiel n’a jamais été fait sur les agissements d’Andrew.

Le prince Edward fait une rare déclaration
L’autre frère d’Andrew, le prince Edward, a toutefois fait ce qui pourrait être considéré comme la déclaration la plus proche d’une déclaration publique que le public a eu jusqu’à présent.
Face aux journalistes devant le Sommet mondial des gouvernements aux Émirats arabes unis, Edward, duc d’Édimbourg, a été interrogé : « Comment vous en sortez-vous ? »
La question faisait clairement référence à la publication des dossiers Epstein, et à l’implication d’Andrew, et semblait avoir pris le prince au dépourvu.
« Eh bien, malgré toute ma bonne volonté, je ne suis pas sûr que ce soit le public qui soit le moins intéressé par cela », répondit-il.
Les victimes au cœur du message
« Ils sont tous venus ici pour écouter parler d’éducation, de résoudre l’avenir, mais non, je pense qu’il est vraiment important de toujours se souvenir des victimes, et qui sont les victimes dans tout cela ?
« Il y a beaucoup de victimes dans cette affaire. »
Andrew a nié à plusieurs reprises et catégoriquement avoir commis des crimes ou s’être livré à des actes sexuels répréhensibles.
L’ancien prince avait précédemment déclaré qu’il était prêt à aider les forces de l’ordre dans leurs efforts si elles le lui demandaient, mais les procureurs américains ont ensuite affirmé qu’il n’avait apporté « aucune coopération » pendant leurs enquêtes actives.
Que pensez-vous des liens entre Andrew et Epstein ? Faites-nous part de votre avis dans les commentaires.