L’identité du jeune homme tué par un tigre dans le Yorkshire révélée

William Chapman, un homme d’une vingtaine d’années, serait la victime de l’attaque mortelle survenue au Yorkshire Wildlife Park, en Angleterre. Il avait pénétré dans l’enclos d’un tigre de l’Amour, déclenchant une enquête sur les circonstances du drame et la sécurité du parc.

L’homme, présenté comme étant William Chapman, est décédé samedi après-midi après être entré dans l’enclos d’un tigre. L’incident s’est produit au Yorkshire Wildlife Park, près de Doncaster, dans le South Yorkshire.

Selon la police du South Yorkshire, il a pénétré dans la zone réservée peu après 13 h 30, heure locale. Il visitait le parc seul.

Des témoins auraient rapporté l’avoir aperçu avec des écouteurs, en train de « faire les cent pas » près de l’enclos. Il serait ensuite descendu d’une passerelle avant de pénétrer dans la zone interdite aux visiteurs.

Des témoins racontent les instants précédant l’attaque

Une vidéo aurait été publiée sur un compte de réseau social supposé appartenir à Chapman. Les images le montreraient s’approchant du tigre, nommé Altai.

L’animal était alors assis sur une plateforme en bois. En arrière-plan, des cris étaient audibles et plusieurs personnes semblaient demander à l’homme de sortir.

La vidéo s’interrompait avant le début de l’attaque. Le compte sur lequel elle aurait été publiée a depuis été supprimé.

La police a confirmé que l’homme avait été déclaré mort sur place. Sa famille a été informée et bénéficie du soutien d’agents spécialisés.

Après l’incident, le parc animalier a été évacué. Il est resté fermé pendant que les investigations se poursuivaient.

Le tigre Altai ne sera pas euthanasié

Le Yorkshire Wildlife Park a présenté ses « pensées et ses sincères condoléances » à la famille de Chapman. L’établissement a également confirmé que le tigre Altai ne serait pas euthanasié.

De son côté, le conseil municipal de Doncaster a ouvert une enquête sur la santé et la sécurité. Celle-ci concerne les circonstances de ce décès.

Le conseil a précisé que ses investigations étaient menées « conformément à nos obligations légales ». L’objectif est d’examiner les circonstances entourant l’incident.

La Fondation Born Free, qui milite pour la suppression progressive des zoos, a également réagi. Elle réclame un « examen urgent » des conditions dans lesquelles Chapman a pu pénétrer dans l’enclos.

L’organisation souhaite aussi que les événements survenus après son entrée soient examinés. Les circonstances exactes de l’attaque restent au cœur des investigations.

Un expert évoque les limites des dispositifs de sécurité

Le Dr Campbell Murn, chargé de cours à l’université de Reading, s’est exprimé sur cette tragédie. Il a auparavant siégé au comité d’experts gouvernemental sur les zoos.

Tout en qualifiant l’incident de tragique, il a souligné la difficulté d’empêcher certaines intrusions. Selon lui, même des installations sécurisées ne peuvent pas toujours empêcher une personne déterminée de pénétrer dans une zone interdite.

« Je le vois de la même façon qu’un voleur déterminé s’introduira dans la maison ou la voiture de quelqu’un, et malgré les meilleurs systèmes de sécurité et les enclos, ces choses arrivent parfois », a-t-il déclaré.

Les enquêteurs n’ont pas encore déterminé pourquoi Chapman est entré dans l’enclos. Ils n’ont pas non plus établi si les dispositifs de sécurité du parc doivent être modifiés.

Cette attaque mortelle soulève des interrogations sur la protection des visiteurs et la sécurisation des enclos. Pendant ce temps, la famille de Chapman doit faire face à sa disparition.

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