Donald Trump envisagerait d’utiliser la plus puissante bombe conventionnelle de l’arsenal américain dans le conflit avec l’Iran. Déjà employée en Afghanistan en 2017, cette arme pourrait figurer dans de nouveaux plans de frappes militaires.
Donald Trump n’exclurait pas le recours à la plus puissante bombe non nucléaire de l’arsenal américain. Cette option serait envisagée dans le cadre de la guerre en cours contre l’Iran.
L’arme en question est la GBU-43/B MOAB, dont le nom signifie Massive Ordnance Air Blast. Elle est également surnommée la « mère de toutes les bombes ».
Selon les informations rapportées, l’armée américaine ne l’a utilisée qu’une seule fois en situation de combat. C’était en 2017, contre un complexe de grottes et de tunnels de l’État islamique en Afghanistan.
Une bombe développée pour la guerre en Irak
La GBU-43/B MOAB a été développée en 2003 sur la base aérienne d’Eglin, en Floride. Elle était initialement destinée à être utilisée pendant la guerre en Irak.
L’armée américaine ne l’a finalement pas déployée lors de ce conflit. Son premier emploi opérationnel a eu lieu plusieurs années plus tard, en Afghanistan.
Aujourd’hui, cette arme pourrait être envisagée dans le cadre d’une nouvelle opération militaire. Selon CNN, l’armée américaine aurait élaboré des plans de frappes contre l’Iran.
Ces plans pourraient notamment prévoir l’utilisation de la MOAB contre certaines infrastructures iraniennes. Les installations énergétiques et nucléaires figureraient parmi les cibles potentielles.
Toutefois, le déploiement d’une telle arme nécessiterait un ordre direct du président Donald Trump. Aucune décision définitive n’est mentionnée dans les informations rapportées.
Une guerre qui dure depuis huit mois
Pendant sa campagne présidentielle, Donald Trump avait promis de ne pas engager les États-Unis dans une nouvelle guerre à l’étranger. Il a néanmoins participé à une attaque conjointe contre l’Iran avec Israël en février 2026.
Cette campagne militaire, baptisée opération Epic Fury, a été lancée après plusieurs années de tensions. Celles-ci concernaient notamment les programmes nucléaire et balistique iraniens.
Dans les jours et les semaines suivant le début des opérations, Trump avait assuré que le conflit serait rapidement terminé. Il avait également écarté la perspective d’une guerre prolongée dans la région.
Huit mois plus tard, aucune issue claire ne semble pourtant se dessiner. Le conflit suscite des critiques dans les deux camps de la vie politique américaine.
La guerre pourrait également peser sur les prochaines élections de mi-mandat. Dans ce contexte, la possibilité de nouvelles frappes américaines attire l’attention.
Une source citée par CNN a évoqué la situation dans laquelle se trouverait le président américain.
« Le président des États-Unis s’est malheureusement mis dans une situation où il est presque contraint de faire quelque chose », aurait-elle déclaré.

Comment fonctionne la « mère de toutes les bombes » ?
La GBU-43/B MOAB pèse plus de 9,5 tonnes. Elle est présentée comme la plus puissante arme conventionnelle actuellement disponible dans l’arsenal américain.
Contrairement à une bombe conçue pour exploser après avoir pénétré le sol, la MOAB détonne avant de toucher la surface. L’explosion libère alors une énergie considérable qui se propage horizontalement dans toutes les directions.
Cette détonation provoque une onde de choc particulièrement puissante. Elle crée un mur d’air comprimé se déplaçant à très grande vitesse.
Selon The Independent, son rayon d’explosion pourrait atteindre environ 1,6 kilomètre.
L’effet psychologique de cette arme serait également pris en compte dans les réflexions militaires.
Une arme déjà controversée après son utilisation en Afghanistan
En 2017, les États-Unis avaient utilisé la MOAB contre un réseau de grottes et de tunnels de l’État islamique. Cette frappe avait eu lieu pendant le premier mandat présidentiel de Donald Trump.
L’opération avait suscité des interrogations sur la nécessité d’employer une arme d’une telle puissance. L’armée américaine avait alors subi des pressions pour justifier le recours à cette force létale.
L’utilisation de la MOAB contre l’Iran reste, à ce stade, une option militaire envisagée.
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