À un peu plus d’un an des élections municipales, le Parti socialiste affine sa stratégie. Le mouvement entend s’appuyer sur un maillage territorial dense et sur des alliances ciblées à gauche. Objectif affiché : conserver ses bastions et conquérir de nouvelles villes en 2026.
Un nombre record de candidats annoncés
Le Parti socialiste prévoit de présenter environ 2 000 têtes de liste lors des municipales de 2026. L’annonce a été faite par le secrétaire général du parti, Pierre Jouvet, lors d’une conférence de presse organisée le lundi 27 janvier.
Selon lui, ce chiffre fera du PS la formation politique présentant le plus grand nombre de candidats à la fonction de maire sur l’ensemble du territoire. Une démonstration de force qui vise à confirmer l’ancrage local historique du parti.
La volonté de préserver les grandes villes dirigées par le PS
Les socialistes entendent d’abord sécuriser leurs bastions actuels. Paris, Marseille, Montpellier et Lille figurent parmi les priorités. À ce jour, le PS revendique environ 1 200 maires et la direction d’un quart des communes de plus de 20 000 habitants.
Ce socle municipal constitue un levier stratégique important. Il permet au parti de s’appuyer sur des élus implantés et identifiés localement.
Des ambitions de conquête dans plusieurs communes clés
Au-delà de la défense des villes acquises, le Parti socialiste nourrit des ambitions offensives. Des communes comme Saint-Étienne, Limoges ou Amiens sont clairement ciblées.
Pierre Jouvet a également évoqué Toulouse comme un objectif majeur. Une victoire dans cette métropole serait, selon ses mots, un symbole fort pour la gauche socialiste.
Des alliances privilégiées avec les écologistes et les communistes
Pour maximiser ses chances, le PS mise sur des accords dès le premier tour. Ces alliances concernent principalement Europe Écologie Les Verts et le Parti communiste, avec des configurations adaptées aux réalités locales.
Pierre Jouvet insiste sur l’importance du premier tour. Selon lui, c’est à ce moment que se construisent les dynamiques électorales les plus solides.
Une relation toujours complexe avec La France insoumise
La France insoumise fera le choix de listes autonomes au premier tour. Cette décision alimente les tensions au sein de la gauche, notamment dans des villes stratégiques comme Paris et Marseille.
Toutefois, le PS n’exclut pas des rapprochements entre les deux tours dans certains territoires. Pierre Jouvet critique néanmoins ce qu’il décrit comme une focalisation excessive de LFI sur les attaques contre les autres forces de gauche.
Le maintien affirmé du barrage républicain
Enfin, le Parti socialiste réaffirme son engagement face à l’extrême droite. En cas de second tour opposant un candidat d’extrême droite à un autre adversaire, le PS appelle à faire barrage, y compris dans les villes où il ne serait pas en mesure de l’emporter.
Cette position s’inscrit dans la continuité de la ligne républicaine défendue par le parti lors des scrutins précédents.
Avec 2 000 têtes de liste annoncées, le Parti socialiste affiche une stratégie ambitieuse pour les municipales de 2026. Entre alliances sélectives, rivalités à gauche et volonté de préserver ses positions locales, le scrutin s’annonce déterminant pour l’avenir territorial du parti.
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