Au Royaume Uni, une femme de 56 ans a frôlé la mort après une infection fulgurante. Un simple coup de langue de son chien sur une petite coupure aurait déclenché une grave septicémie.
Après plus de sept mois d’hospitalisation, elle est sortie de l’hôpital amputée des bras et des jambes. Son histoire, relayée par la BBC, bouleverse le pays et alerte sur les dangers de la septicémie.
Une infection qui progresse en quelques heures
Manjit Sangha, employée de pharmacie à Birmingham, rentre du travail un week-end de juillet. Elle commence rapidement à se sentir mal. Le lendemain matin, son état s’aggrave brutalement.
Ses mains et ses pieds deviennent glacés. Ses lèvres prennent une teinte violette. Elle éprouve des difficultés à respirer. Puis elle perd connaissance.
Son mari décrit une évolution foudroyante. En moins de vingt quatre heures, sa femme passe d’une journée ordinaire à un coma en soins intensifs.
Les médecins identifient une septicémie sévère. Selon eux, des bactéries présentes dans la salive du chien auraient pénétré dans l’organisme par une petite plaie.
Des complications médicales majeures
À l’hôpital de Wolverhampton, Manjit Sangha subit six arrêts cardiaques. Les équipes médicales luttent pour la maintenir en vie.
Cependant, son état continue de se dégrader. Les chirurgiens prennent une décision extrême. Ils amputent ses bras et ses jambes pour stopper la propagation de l’infection.

Par la suite, elle subit aussi une ablation de la rate. Elle développe une pneumonie et des calculs biliaires. Son parcours médical reste long et éprouvant.
Elle explique ne garder aucun souvenir du premier mois d’hospitalisation.
Une reconstruction physique et mentale
Aujourd’hui en fauteuil roulant, Manjit Sangha poursuit sa convalescence. Son mari, avec qui elle partage trente-sept années de mariage, a cessé de travailler pour l’accompagner au quotidien.
Malgré l’épreuve, elle affiche une détermination forte. Elle souhaite reprendre une activité professionnelle. Pour cela, elle envisage l’achat de prothèses avancées, notamment des mains robotisées.
Le coût de ces équipements atteint plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Une mobilisation solidaire
Le couple lance une collecte en ligne. Rapidement, la cagnotte dépasse 22 000 livres, soit plus de 25 000 euros.
Ce soutien financier apporte un espoir concret. Il facilite l’accès à des technologies adaptées et soutient la rééducation.
Sensibiliser au risque de septicémie
À travers son témoignage, Manjit Sangha veut prévenir le public. Elle rappelle que la septicémie peut toucher n’importe qui par le biais d’un chien.
Une infection apparemment bénigne peut évoluer très vite. Reconnaître les symptômes précoces comme la fièvre, les frissons, la confusion ou les difficultés respiratoires permet d’agir rapidement.
L’histoire de Manjit Sangha montre la violence d’une septicémie et la rapidité de son évolution. Un geste anodin peut avoir des conséquences dramatiques.
Son combat illustre aussi la résilience humaine. Malgré la perte de ses membres, elle choisit de se battre et d’alerter les autres sur un danger encore trop méconnu.
LIRE AUSSI : Condamné à l’euthanasie : l’incroyable sauvetage d’un husky
LIRE AUSSI : Un jeune homme de 19 ans écrasé par un chariot élévateur doit être amputé de la moitié inférieure de son corps