Trump affirme que Vladimir Poutine accepte l’idée d’un Conseil de paix

Donald Trump a déclaré que Vladimir Poutine avait accepté son invitation à rejoindre un Conseil de paix qu’il souhaite mettre en place. Cette annonce a été faite lors du forum économique de Davos. 

Toutefois la réaction officielle de Moscou se révèle plus prudente. Elle souligne un décalage entre l’affirmation américaine et la position russe exprimée au même moment.

Une annonce faite depuis Davos

Depuis Davos, Donald Trump a affirmé que le président russe avait accepté de rejoindre son Conseil de paix. Selon lui l’invitation a été adressée et acceptée sans réserve. Cette instance est présentée comme un nouvel outil diplomatique destiné à traiter les grands conflits internationaux.

Cependant cette déclaration est intervenue alors que Vladimir Poutine s’exprimait presque simultanément à Moscou. Le président russe a indiqué avoir demandé à son ministère des Affaires étrangères d’examiner les documents reçus. Il a précisé qu’une réponse officielle ne pourrait être donnée qu’après cette analyse et des consultations avec les partenaires stratégiques de la Russie.

La position officielle du Kremlin

Vladimir Poutine a tenu à remercier Donald Trump pour son initiative. Il a néanmoins insisté sur la nécessité d’une étude approfondie avant toute décision. Cette prudence reflète la méthode diplomatique habituelle de Moscou.

Le chef du Kremlin a aussi évoqué la question financière liée à ce Conseil de paix. Selon lui, la Russie pourrait utiliser des avoirs russes gelés aux Etats-Unis pour régler la contribution demandée. Il a même suggéré que ces fonds pourraient servir à la reconstruction des territoires touchés par la guerre en Ukraine après un éventuel accord de paix.

Un projet aux ambitions internationales

Le Conseil de paix voulu par Donald Trump ambitionne de jouer un rôle central dans la résolution de conflits majeurs. Parmi les objectifs affichés figure la recherche d’une solution durable au conflit israelien palestinien. Vladimir Poutine a rappelé que toute initiative devait s’appuyer sur les résolutions existantes des Nations unies.

Il a également souligné l’importance de prendre en compte les droits et les aspirations du peuple palestinien. Moscou affirme ainsi soutenir toute démarche visant à renforcer la stabilité internationale dans le respect du droit international.

Autres prises de position de Vladimir Poutine

Interrogé sur la volonté exprimée par Donald Trump de prendre le contrôle du Groenland Vladimir Poutine a déclaré que cette question ne concernait pas la Russie. Il en a toutefois profité pour critiquer la manière dont le Danemark aurait historiquement traité ce territoire. Selon lui, le Groenland a longtemps été considéré comme une colonie et géré de façon dure.

L’annonce de Donald Trump contraste avec la prudence affichée par Vladimir Poutine. Alors que Washington évoque une acceptation claire, Moscou parle encore d’une phase d’étude. 

Ce décalage illustre les tensions et les équilibres complexes qui entourent la création de ce Conseil de paix et plus largement la gouvernance internationale.

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