Une nouvelle sortie de Donald Trump a relancé les tensions verbales entre Washington et Paris. Le président américain a raconté une conversation avec Emmanuel Macron sur le prix des médicaments.
Son récit se veut moqueur. Il suggère un président français contraint de céder. Cette version suscite pourtant de fortes réserves.
Une scène racontée sur le ton de la dérision
Depuis Washington, Donald Trump a livré sa version d’un échange avec Emmanuel Macron. Selon lui, il aurait menacé d’imposer des taxes lourdes sur les produits français. Il évoque une pression directe et immédiate.
Dans son récit, le président américain imite son homologue français. Il adopte un ton plaintif. Il décrit un chef d’État inquiet et prêt à accepter des exigences élevées sur les tarifs des médicaments. L’objectif affiché reste clair. Forcer une hausse des prix en Europe.
Une revendication ancienne de la Maison Blanche
Cette demande ne date pas d’hier. Donald Trump réclame depuis plusieurs années un rééquilibrage des prix des médicaments. Il estime que les Européens paient trop peu. Selon lui, cette situation pénalise les consommateurs américains.
Dans ce contexte, un accord douanier a été conclu entre les États Unis et l’Union européenne. Il prévoit une taxation moyenne de 15 % sur une large part des exportations européennes vers le marché américain. Toutefois, cet accord ne porte pas sur les prix des médicaments en France.
Aucune décision concrète côté français
En pratique, aucune mesure n’est venue confirmer le récit de Donald Trump. Les prix des médicaments en France restent encadrés. Ils relèvent d’un système de régulation précis. Ce cadre implique les autorités sanitaires et les négociations avec les laboratoires.
Ainsi, le président de la République ne fixe pas directement ces tarifs. De plus, aucune annonce officielle n’a signalé une hausse significative des prix en pharmacie. Les consommateurs n’ont constaté aucun changement notable ces derniers mois.
Des propos déjà tenus par le passé
Ce n’est pas la première fois que Donald Trump adopte ce registre. En décembre, il avait déjà affirmé avoir obtenu des concessions similaires. Il avait décrit des échanges insistants. Il s’était présenté comme le décideur final.
À l’époque déjà, l’entourage présidentiel français avait rejeté ces déclarations. Les autorités rappelaient alors le fonctionnement réel du système de santé. Elles soulignaient le caractère inexact de ces affirmations.
Cette nouvelle séquence illustre surtout une stratégie de communication. Donald Trump utilise la provocation et l’exagération. De son côté, la France n’a pris aucun engagement public sur le prix des médicaments.
Les faits disponibles contredisent donc le récit moqueur du président américain.
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