Christa Pike s’est réveillée et parle, une semaine après son exécution ratée, selon une nouvelle déclaration de ses avocats.
Le 30 septembre, deux doses de pentobarbital lui ont été administrées à l’établissement pénitentiaire de haute sécurité de Riverbend, le médicament censé mettre fin à sa vie. Selon les témoins médiatiques qui observaient depuis une salle séparée, les rideaux de la chambre d’exécution ont été ouverts vers 19h27, révélant Pike attachée à une civière.
Avant que les injections létales ne soient administrées, elle a fait une dernière déclaration, affirmant qu’elle allait « quitter ce monde de la même façon dont elle avait passé la majeure partie de sa vie, c’est-à-dire dans l’amour », selon la journaliste de l’AP Kim Chandler. Elle a ajouté qu’elle avait de l’amour pour « les personnes qui étaient là à la détester ».
Dans un retournement de situation véritablement choquant, elle a cependant survécu aux injections, et a ensuite été transportée d’urgence dans un hôpital de Nashville.
Pendant plusieurs jours, elle est restée inconsciente et maintenue en vie par un respirateur artificiel.
Le mardi 7 octobre, son équipe juridique a partagé le premier signe d’amélioration de son état. Leur déclaration s’ouvrait par ces mots : « Contre toute attente, Christa Pike est consciente et parle. »
Selon ses avocats, les bras de Pike ont été gravement endommagés lors de l’exécution ratée. Malgré cela, elle reste menottée et entravée à son lit. Ses avocats indiquent que personne ne sait encore dans quelle mesure elle se rétablira, et elle continue de recevoir des soins intensifs.
Il n’est pas non plus certain que l’État du Tennessee tentera une nouvelle exécution, puisqu’elle reste techniquement dans le couloir de la mort, sa peine n’ayant pas été exécutée.
Pike, condamnée à mort en 1996, devenant ainsi la plus jeune femme dans le couloir de la mort de l’histoire moderne des États-Unis, serait la seule personne à avoir survécu à une injection létale.
La professeure Deborah Denno de la faculté de droit de l’université Fordham à New York a déclaré : « Elle ne peut pas être exécutée si elle souffre de lésions cérébrales et ne comprend pas la procédure », selon le New York Post.
« La Cour suprême des États-Unis a reconnu, dans une affaire impliquant un patient atteint de démence en 2019, qu’on ne peut pas exécuter quelqu’un qui n’est pas conscient de la peine qu’il va recevoir. »
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