Un membre des Navy SEALs américains qui a tué Ben Laden révèle le mot de passe effrayant utilisé quelques instants après la mort du terroriste

L’ancien Navy SEAL américain qui a tiré les coups de feu ayant causé la mort d’Oussama Ben Laden a profité du 15e anniversaire de la mission pour révéler certains détails. Il s’agit entre autres du code que l’équipe avait reçu pour transmettre par radio une fois la mort du tristement célèbre terroriste confirmée.

Une traque de dix ans pour retrouver Ben Laden

La traque de Ben Laden a duré environ dix ans, depuis les heures qui ont suivi les attentats du 11 septembre 2001 à New York jusqu’au début du mois de mai 2011.

Ayant de solides raisons de croire que le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden, se cachait dans un complexe à Abbottabad, au Pakistan, après avoir suivi la trace de son messager de confiance, Abu Ahmed al-Kuwaiti, les autorités américaines ont dépêché l’équipe SEAL Team Six pour mettre fin à cette traque qui durait depuis dix ans.

Robert O’Neill, aujourd’hui âgé de 50 ans, faisait partie de l’équipe qui a pris d’assaut le complexe le 2 mai 2011. En 2014, il s’est présenté comme l’homme qui a abattu Ben Laden, et il a accordé cette semaine une nouvelle interview au New York Post à l’occasion du 15e anniversaire de cette opération historique.

L’opération secrète Neptune Spear

L’opération Neptune Spear, qui aurait été si secrète que le gouvernement pakistanais n’aurait même pas été informé de son déroulement, a vu une équipe de SEALS se rendre dans le pays à bord d’hélicoptères Black Hawk furtifs.

L’un des hélicoptères s’est écrasé à son arrivée sur le site, tandis que les SEALS ont dû fouiller les lieux étage par étage.

O’Neill a raconté comment lui et un autre membre des SEAL s’étaient frayé un chemin jusqu’au palier du troisième étage et avaient aperçu des silhouettes qui bougeaient derrière un rideau. Craignant que ces personnes ne portent des gilets explosifs, les deux hommes ont poursuivi leur avancée au lieu d’attendre les renforts.

« Je me souviens m’être dit : “On va exploser d’un moment à l’autre, et j’en ai marre d’y penser. Allons-y”, se souvient O’Neill dans une interview accordée au Cowboy State Daily en 2025.

Un collègue de O’Neill au sein des SEAL a plaqué au sol deux femmes qu’il soupçonnait de porter des gilets explosifs, un acte qui, selon O’Neill, aurait dû lui valoir la Médaille d’honneur.

« Il s’est jeté sur une grenade qui n’avait pas explosé », a déclaré O’Neill.

Portrait de Ben Laden en treillis militaire. (Photo de Stéphane Ruet/Sygma via Getty Images)

Robert O’Neill face à Ben Laden

O’Neill, quant à lui, se retrouva face à face avec l’homme que son pays traquait depuis près d’une décennie.

« Oussama ben Laden se tenait près de l’entrée, au pied du lit ; il était plus grand et plus mince que je ne l’avais imaginé, sa barbe était plus courte et ses cheveux plus blancs », écrit O’Neill dans ses mémoires The Operator, publiées en 2017.

« Il avait une femme devant lui, les mains posées sur ses épaules. »

« En moins d’une seconde, j’ai visé au-dessus de l’épaule droite de la femme et j’ai appuyé deux fois sur la gâchette. La tête de Ben Laden s’est fendue en deux, et il s’est effondré. »

« Je lui ai tiré une autre balle dans la tête. »

Le gouvernement américain n’a jamais officiellement confirmé ni infirmé le récit d’O’Neill, bien que l’amiral à la retraite William McRaven, qui a dirigé ce raid historique, ait déclaré à CNN en 2020 qu’O’Neill était « le SEAL qui, en réalité, a abattu Ben Laden ».

Le code radio « Geronimo, tué au combat »

À la suite de la fusillade, l’équipe présente sur place, qui rendait compte à la salle de crise de la Maison Blanche, a dû confirmer le décès de Ben Laden. Elle l’aurait fait en utilisant un nom de code.

« Geronimo » était le nom de code donné à celui que l’on peut considérer comme le terroriste le plus tristement célèbre de l’histoire ; dans la nuit du 2 mai 2011, un chef d’équipe des SEAL avait lancé par radio : « Pour Dieu et la patrie, Geronimo, Geronimo, Geronimo. »

L’amiral McRaven a alors demandé confirmation, ce à quoi on lui a répondu : « Geronimo, tué au combat. »

Le président Barack Obama aurait alors répondu par ces trois mots : « On l’a eu. »

Si beaucoup considèrent à juste titre comme des héros les hommes qui ont mené l’opération visant à éliminer Ben Laden, O’Neill a essuyé des critiques pour avoir décidé de révéler publiquement qu’il était celui qui avait tiré les coups décisifs.

O’Neill assume pleinement son choix

Au sein de la communauté des SEAL, il existerait une règle tacite selon laquelle un agent ne doit pas chercher à s’attribuer le mérite ou à recevoir des éloges pour avoir mené à bien une opération.

O’Neill a toutefois maintenu sa décision d’annoncer au monde entier qu’il avait abattu Ben Laden.

« Je pense que c’est un secret difficile à garder », a-t-il déclaré à CBS News en 2014.

« Tout le monde était fier. Je crois qu’il était évident que nous avions réussi ».

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