Les autorités pensent enfin avoir identifié l’origine de l’épidémie d’hantavirus survenue à bord d’un bateau de croisière et qui a causé trois décès

Les autorités sanitaires chargées d’enquêter sur l’épidémie mortelle d’hantavirus à bord d’un bateau de croisière pensent désormais avoir identifié le point de départ de l’infection.

Une enquête progresse après trois décès

Les autorités argentines soupçonnent que le virus pourrait avoir pris naissance lors d’une excursion d’observation des oiseaux sur une décharge à Ushuaia, la région la plus méridionale du pays, après que plusieurs passagers à bord du MV Hondius ont contracté cette maladie rare.

Trois passagers sont décédés pendant la traversée entre l’Argentine et le Cap-Vert, tandis que plus de 150 personnes se sont retrouvées bloquées au large des côtes du Cap-Vert, alors que les autorités sanitaires s’efforçaient de contenir l’épidémie. Le navire a depuis reçu l’autorisation d’accoster aux îles Canaries.

Selon des responsables argentins qui se sont confiés à l’Associated Press, les enquêteurs pensent qu’un couple néerlandais a probablement contracté le virus lors d’une visite dans une décharge d’Ushuaia qui aurait été fortement infestée de rongeurs. Les autorités soupçonnent que le couple a ensuite, à son insu, introduit l’infection à bord du navire.

Taux de mortalité lié aux hantavirus

Les experts de la santé ont confirmé cette semaine que les patients liés à cette épidémie avaient été infectés par la souche rare « Andes » du hantavirus. Il s’agit d’une variante connue pour se transmettre d’une personne à l’autre dans des situations de contact étroit.

L’hantavirus se transmet généralement par exposition aux rongeurs, notamment par contact avec leur urine, leurs excréments, leur salive ou des particules en suspension dans l’air provenant de leurs excréments séchés. Selon l’OMS, « le syndrome de pneumonie causé par l’hantavirus (HCPS) présente un taux de létalité élevé, généralement compris entre 20 % et 40 %, ce qui en fait une maladie constituant un grave problème de santé publique ».

L’OMS veut éviter une nouvelle panique mondiale

Alors que les craintes grandissent quant à la possibilité que cette épidémie ressemble aux premières phases de la Covid-19, Maria Van Kerkhove, épidémiologiste à l’OMS, a déclaré ce qui suit lors d’une récente conférence de presse. Selon ABC News : « Il ne s’agit pas d’un nouveau Covid, mais c’est une maladie infectieuse grave. Si des personnes sont infectées, et bien que les infections soient rares, elles peuvent en mourir. Les personnes à bord du navire qui entendent cela ont très peur, et à juste titre.

« Le grand public pourrait lui aussi avoir peur. Il est essentiel de disposer d’informations précises. Il faut savoir à quel niveau se situe réellement le risque d’exposition, la plupart des gens n’y seront jamais exposés ».

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