Tweet about this on Twitter Pin on Pinterest Share on Facebook

N’oubliez jamais ceci si quelqu’un que vous aimez a un burnout

J’ai toujours pensé que c’était un peu étrange quand un ami ou un collègue me disait qu’ils s’étaient « pris un mur. » Je ne pensais pas que c’était aussi dur que ça de surveiller à quel point on travaille. Si on travaille trop, il suffit de travailler un peu moins, n’est-ce pas ?

Mais après avoir lu le post de Niklas Nygren, je comprends tout

« J’ai 43 ans, je suis marié et j’ai deux enfants. Je suis spécialisé en psychiatrie et je travaille comme consultant dans une clinique psychiatrique. Je suis malade et un jour, mon mental a décidé qu’il n’en pouvait plus.

Notre coopération, jusque-là efficace, a pris fin au cours d’une belle journée de mai. ‘Fin’ c’est peut-être un mot un peu définitif, mais je ne pouvais plus faire mon travail. J’étais assis sur ma chaise. C’était comme si un fusible avait grillé dans mon cerveau.

Le syndrome de fatigue chronique. De nombreuses recherches et de nombreux textes pertinents sont disponibles à ce sujet. En résumé, voici ce qu’ils en disent.

Notre cerveau est conçu pour supporter de courts épisodes de stress. Au cours de ces épisodes, nous pouvons faire beaucoup et rapidement. Le stress agit comme une sorte de turbo sur le cerveau. C’est un très bon système, efficace, qui nous permet d’agir et de réagir rapidement sous pression.

Ce n’est pas une nouveauté. Ce fonctionnement est plus vieux que les humains dans leur forme actuelle et des systèmes similaires existent dans le monde animal. »

Shutterstock

« Une condition sine qua non pour que notre système cérébral fonctionne de façon optimale au fil du temps malgré le stress, c’est qu’il y ait un équilibre. Après un épisode de surcharge de stress, il faut que le système se calme et récupère. Cela semble raisonnable, non?

La recherche moderne montre que plus on est stressé, plus les hormones du stress deviennent comme corrosives pour notre cerveau. Notre système nerveux cérébral est atteint par le stress et en souffre terriblement.

Les signaux nerveux ne sont plus reçus correctement. Un peu comme lorsque le téléphone a une mauvaise couverture, un ou deux mots sautent et cela a une influence sur la qualité sonore. Cela a pour effet, entre autres, que nos fonctions de concentration et de mémoire se détériorent.

Shutterstock

Le fait que notre cerveau baigne constamment dans des hormones de stress entraîne aussi, par exemple, des troubles du sommeil. Bien évidemment. Souvent, cela a des effets importants sur notre vie quotidienne et lorsqu’on s’en aperçoit on est déjà loin sur la pente du syndrome de stress chronique. »

 

« Alors, comme je le disais, j’étais assis sur ma chaise. Mon corps et mon cerveau étaient comme inertes. Il m’a fallu une heure et demie pour me lever de la chaise. Heureusement, je n’avais pas de patients en attente. Malgré cet incident, j’ai continué à travailler. C’était une erreur.

Ce qui avant fonctionnait, prendre sur moi et continuer, ne fonctionnait plus. Le congé de maladie est devenu la seule possibilité. Le premier mois, je passais mon temps assis dans un fauteuil. Sortir pour aller acheter un litre de lait à la boutique d’à côté devenait le projet de ma journée.

Le cerveau et les nerfs peuvent guérir et se régénérer, mais cela prend du temps. LONGTEMPS. Certaines fonctionnalités peuvent ne pas revenir. Des études montrent que le stress affecte nos réactions pendant plusieurs années.

Ce qui aide c’est l’activité physique modérée et la méditation. Ces deux activités permettent de calmer le cerveau et réduisent les niveaux de stress.

À l’époque pour remonter la pente, j’étais épaulé par un thérapeute et par un médecin. Le rôle des médecins a surtout été d’évaluer et de me mettre en congés de maladie. Aucun médicament ne peut entrer en jeu. Beaucoup de gens dans la même situation souffrent de dépression et d’anxiété.

Cependant, dans cette condition, la chimie du cerveau est différente du simple état de fatigue. Très souvent, ils coexistent. Mais pas dans mon cas. Je n’avais plus de joie de vivre, ni d’inquiétude.

Comment peut-on en arriver là? Pour ma part, j’aurais du pouvoir savoir ce qui se passait. Mon thérapeute m’a expliqué lors de l’une de nos premières réunions que mon cerveau fonctionnait de la même manière que celui de tout le monde.

En y repensant, ce n’est pas surprenant que finalement mon cerveau se soit mis en grève. J’étais plus ou moins en état de stress tous les jours. Les réceptions, les réunions, les déclarations, papiers administratifs, la supervision, les devoirs, les déplacements, la maison, le jardin, la cuisine, la vaisselle, les activités de toutes sortes, etc.

Shutterstock

Cela fonctionne de la même façon dans tous les domaines, on pense que notre vie se déroule normalement, que c’est une machine bien huilée. Mais au moment le plus inattendu, hop, on tombe malade et la mort peut survenir sans avertissement. Le temps se réduit, c’est normal. »

« Notre niveau d’hormone de stress peut ne jamais descendre complètement. Il faut accepter que le travail de récupération prenne du temps. Mon jardin a commencé à décliner, la cuisine aussi. Mes plantes en pot sont mortes il y a des années.

L’an dernier, alors que j’étais en congé de maladie, je n’étais même pas en mesure d’écouter la radio dans la voiture. Mon cerveau m’a clairement montré qu’il ne pouvait pas se relancer.

En 2008, un collègue avait dû me conduire aux urgences, car mon cœur me semblait être en train de dérailler. Je n’avais rien au cœur, c’était le stress et le manque de récupération. C’était une alerte, j’étais malade, je n’y avais pas fait attention, et j’étais de retour au travail le lendemain.

On pense tous être Superman. Je ne savais pas que ma force était aussi ma Kryptonite. Il y a beaucoup à penser et à écrire sur les mécanismes sous-jacents de mon comportement. Mes mécanismes ne sont en aucun cas uniques. Cependant, je laisse pour l’instant cette question en suspens.

Plus d’un an a passé et mon cerveau guérit lentement mais sûrement. En ce moment, je suis dans une sorte de zone frontalière. Mon retour au travail approche. Pour commencer, je vais reprendre à 25%. Je ne travaillerai avec aucun patient pour l’instant. Il faudra probablement un bon moment. »

Shutterstock

Partagez ce post important avec vos amis Facebook afin que plus de personnes comprennent ce que c’est de vivre avec le syndrome de fatigue chronique!

Publié par Newsner, cliquez sur J’aime
 

En savoir plus ...