Harry pourrait-il revenir aux États-Unis après son retour au Royaume-Uni ?

Le prince Harry et Donald Trump entretiennent des relations tendues depuis plusieurs années. Alors que le président américain avait évoqué la possibilité d’une expulsion du duc de Sussex dans le contexte des interrogations sur son dossier d’immigration, le retour annoncé de Harry au Royaume-Uni soulève désormais une autre question. Pourrait-il encore revenir vivre aux États-Unis ?

Le prince Harry et Meghan Markle seraient sur le point de quitter les États-Unis pour revenir au Royaume-Uni. La semaine dernière, plusieurs informations ont fait état de leur projet de déménagement. Le couple aurait également inscrit ses enfants, le prince Archie et la princesse Lilibet, dans de nouvelles écoles britanniques.

La raison exacte de ce départ reste toutefois inconnue. Certaines sources évoquent le roi Charles, tandis que d’autres avancent des difficultés liées aux projets professionnels du couple.

Dans le camp MAGA, certains soutiennent pourtant une autre hypothèse. Selon eux, Donald Trump serait l’une des raisons du départ des Sussex.

Katie Miller, épouse de Stephen Miller, chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche, a notamment relayé cette théorie sur X. En citant un extrait d’un article de People, elle a écrit : « Ils retournent en Grande-Bretagne parce qu’ils n’aiment pas le président Trump. »

Des soutiens de Trump accusent Harry de fuir les États-Unis

Dans d’autres publications, Katie Miller a également affirmé que Meghan avait fourni des informations au magazine People parce qu’elle « avait toujours voulu être une célébrité ». Elle a aussi affirmé que le couple était « fauché ».

La commentatrice politique conservatrice Megyn Kelly a, de son côté, publié un message sur X dans lequel elle écrivait : « Nous avons fait notre temps ici, en Amérique, ma chère amie ! »

Les tensions entre Harry et Donald Trump ne sont pas nouvelles. Le duc de Sussex avait déjà critiqué le président américain après que celui-ci eut affirmé que les alliés de l’OTAN étaient « restés un peu en retrait » pendant la guerre en Afghanistan.

SANTA BARBARA, CALIFORNIE – 8 MARS : Le prince Harry, duc de Sussex, assiste au concert de bienfaisance « One805 Rock for Responders » au Granada Theatre, le 8 mars 2025, à Santa Barbara, en Californie. (Photo : Scott Dudelson/Getty Images)

En avril, Harry avait également appelé les États-Unis à faire davantage concernant l’Ukraine dans le contexte de l’invasion russe.

Donald Trump avait alors réagi à ces déclarations. Selon la BBC, le président américain avait notamment déclaré que Harry « ne parle pas au nom du Royaume-Uni ».

Cette déclaration illustre les relations particulièrement tendues entre les deux hommes, même si Trump a également évoqué publiquement le duc de Sussex sur un ton parfois plus léger.

Le dossier de visa de Harry au cœur des tensions

Une autre affaire alimente depuis plusieurs années les interrogations autour du statut de Harry aux États-Unis.

En 2023, le groupe de réflexion conservateur américain The Heritage Foundation a engagé une procédure judiciaire contre le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis afin d’obtenir l’accès au dossier d’immigration du duc de Sussex.

La procédure portait notamment sur les informations que Harry aurait fournies lors de sa demande de visa. Certains formulaires d’immigration américains comportent des questions relatives à la consommation passée de drogues, un élément pouvant avoir des conséquences sur l’admissibilité d’un demandeur.

Dans ses mémoires, Spare, Harry a lui-même évoqué sa consommation passée de différentes substances, notamment de la cocaïne, du cannabis et des champignons hallucinogènes.

Il a également raconté avoir menti, lorsqu’il était adolescent, au sujet de sa consommation de cocaïne. Dans son récit, il reliait notamment cette période difficile au traumatisme provoqué par la mort de sa mère, la princesse Diana.

« Bien sûr… Je prenais de la cocaïne à cette époque… », écrit Harry dans Spare, où il revient sur cette période de son adolescence.

Ces révélations ont ensuite alimenté le débat sur son dossier d’immigration américain.

À ce stade, rien ne permet toutefois d’affirmer que Donald Trump serait à l’origine du départ annoncé de Harry et Meghan. Leur éventuel retour au Royaume-Uni reste présenté comme une information rapportée par plusieurs sources et non comme une décision officiellement confirmée par le couple.

Trump avait menacé d’expulser Harry en cas de mensonge sur son visa

Dans ses mémoires, Harry a également expliqué son expérience avec certaines substances psychédéliques. Il a notamment raconté qu’elles lui avaient permis de « s’évader de la réalité pendant un moment ».

« Tous les grands visionnaires et philosophes affirment que notre vie quotidienne n’est qu’une illusion », a-t-il écrit, avant de revenir sur les effets qu’il dit avoir ressentis après avoir consommé certaines substances.

Ces révélations ont ensuite alimenté les interrogations sur son dossier d’immigration américain.

The Heritage Foundation avait engagé une action en justice contre le Département de la Sécurité intérieure afin d’obtenir des informations sur le dossier de visa du prince Harry.

L’organisation avait notamment affirmé que les révélations du duc de Sussex soulevaient des questions sur les informations qu’il aurait communiquées aux autorités américaines.

« Harry a publiquement admis avoir consommé de nombreuses drogues illicites », affirmait l’organisation dans un texte publié sur son site.

La demande de visa de Harry a ensuite fait l’objet d’une procédure devant les tribunaux fédéraux. En septembre de l’année dernière, un juge a toutefois décidé que les documents concernés devaient rester confidentiels.

Trump avait menacé Harry d’expulsion

Avant l’élection présidentielle américaine de 2024, Donald Trump avait déclaré qu’il pourrait envisager l’expulsion de Harry si le duc avait menti dans sa demande de visa.

Le président avait également affirmé qu’il ne « protégerait pas » Harry s’il remportait l’élection, tout en critiquant son départ de la famille royale britannique.

SYDNEY, AUSTRALIE – 17 AVRIL : Le prince Harry, duc de Sussex, et Meghan, duchesse de Sussex, saluent le public au Cruising Yacht Club of Australia le 17 avril 2026 à Sydney, en Australie. Le duc et la duchesse de Sussex effectuent une visite de quatre jours en Australie, avec des engagements à Melbourne, Canberra et Sydney. (Photo de Cameron Spencer/Getty Images)

« Je ne le protégerais pas. Il a trahi la reine. C’est impardonnable. S’il n’en tenait qu’à moi, il serait livré à lui-même », avait déclaré Trump à l’Express à l’époque.

Il avait également estimé que la famille royale britannique s’était montrée « trop indulgente » envers Harry.

Trump avait finalement décidé de « le laisser tranquille »

Donald Trump avait toutefois adopté un ton plus léger par la suite.

« Je vais le laisser tranquille. Il a déjà assez de problèmes avec sa femme », avait-il déclaré.

Harry n’a toujours pas obtenu la citoyenneté américaine. Son statut migratoire reste donc un élément important dans les spéculations concernant son éventuel retour aux États-Unis.

Les démarches judiciaires engagées par The Heritage Foundation au titre de la loi américaine sur la liberté de l’information n’ont pas permis à l’organisation d’obtenir les documents qu’elle réclamait auprès des autorités compétentes.

Cette situation intervient alors que Harry et Meghan seraient sur le point de quitter les États-Unis, près de six ans après leur retrait de leurs fonctions officielles au sein de la famille royale.

Mike Howell, ancien collaborateur de The Heritage Foundation et désormais président de l’Oversight Project, organisation qui milite notamment pour davantage de transparence gouvernementale, reste impliqué dans cette bataille judiciaire.

Dans une interview accordée au New York Post, Howell a affirmé que le départ de Harry ne mettrait pas nécessairement fin aux interrogations concernant son dossier d’immigration.

« Nous voulons toujours tous les documents », a-t-il déclaré au média. « Le prince Harry s’en va peut-être, mais notre combat pour la vérité se poursuit. »

Harry pourrait-il réellement être empêché de revenir ?

Howell a également évoqué la possibilité que Harry rencontre des difficultés pour revenir aux États-Unis.

« Peut-être qu’il ne pourra pas revenir », a-t-il ajouté.

À ce stade, cette possibilité reste une hypothèse avancée par Howell. Rien dans les éléments présentés ici ne permet d’affirmer que Harry serait effectivement interdit de territoire aux États-Unis.

Le départ annoncé du couple ne signifie donc pas, à lui seul, que le prince Harry ne pourra jamais revenir dans le pays.

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