Quelques minutes avant le crash d’un Learjet 60 en Floride, la copilote Nathalia Gadelha Filgueiras aurait envoyé un SMS à son petit ami. La jeune femme de 20 ans y évoquait des turbulences et du givrage.
Son beau-père a révélé le contenu de ce message après l’accident qui a coûté la vie aux neuf occupants de l’appareil.
De nouvelles informations ont été révélées sur le crash d’un jet privé survenu dimanche 1er novembre 2026, en Floride. Parmi les neuf victimes figure Nathalia Gadelha Filgueiras, une copilote de 20 ans.
La jeune femme avait obtenu son brevet de pilote alors qu’elle était encore au lycée. Ses derniers instants à bord ont été marqués par des échanges d’urgence entre l’équipage et le contrôle aérien.

Sa mère, Camila Corteleti, et son beau-père ont confirmé son identité au New York Post. Elle assurait les fonctions de copilote sur un vol reliant Austin, au Texas, aux Bahamas.
L’appareil aurait atteint une vitesse de descente supérieure à 6 100 mètres par minute avant de s’écraser dans le comté de Palm Beach. Les neuf personnes présentes à bord ont perdu la vie.
Parmi les victimes figuraient l’entrepreneur technologique Adam Robinson, son épouse Helen Sharp et leurs deux jeunes enfants. Anita Maria Cetina, qui s’occupait des enfants, ainsi que Rachael Reed et Charmi Fehr, ont également été identifiées.
Le commandant de bord a été identifié par TMZ et d’autres médias comme étant Jeff Gregory, 55 ans. Ce pilote expérimenté était originaire de Pennsylvanie.
Une passion pour l’aviation depuis l’adolescence
Nathalia Gadelha Filgueiras s’intéressait à l’aviation depuis son plus jeune âge. Selon le Times, elle travaillait pour Upper Jets, une compagnie de vols privés basée à Fort Lauderdale.
Elle avait obtenu son brevet de pilote à 17 ans, avant même d’avoir l’âge de passer son permis de conduire. Sa mère a indiqué au New York Post qu’elle exerçait comme pilote commerciale depuis environ neuf mois.

Malgré son jeune âge, la copilote avait déjà accumulé environ 1 300 heures de vol, selon son beau-père. Sa mère a évoqué sa passion pour l’aviation et la fierté qu’elle éprouvait à la voir exercer ce métier.
« Je voulais qu’elle vive son rêve, mais je savais que son rêve allait être ce qui me l’arracherait », a déclaré Camila.
« Je savais qu’un avion me l’enlèverait, je l’ai toujours su, mais j’étais tellement fière d’elle. En effet, je sais qu’elle vivait son rêve », a-t-elle ajouté.
Le dernier SMS envoyé à son petit ami
Selon son beau-père, Thiago Corteleti, Nathalia aurait envoyé un message à son petit ami Justin environ dix minutes avant le crash. Elle y décrivait les conditions météorologiques rencontrées pendant le vol.
« Elle a juste dit : « J’ai des turbulences, j’ai du givre » », a confié Thiago Corteleti au New York Post.
Ce message n’était pas le seul élément faisant état de difficultés météorologiques. Les communications du contrôle aérien révèlent également des échanges concernant le givrage et les turbulences.
L’équipage a notamment discuté de ces conditions avec les contrôleurs de Miami. Les pilotes ont signalé qu’ils « géraient le givre » et rencontraient des turbulences « modérées ».
Ils ont également demandé l’autorisation de rejoindre une altitude offrant de « meilleures conditions de vol ». Cette expression désigne généralement la recherche de conditions atmosphériques plus calmes.
Les derniers appels de détresse avant le crash
La situation s’est ensuite rapidement dégradée à bord du Learjet 60. Moins de dix minutes plus tard, l’équipage a lancé un appel de détresse.
Le pilote a signalé une situation de « survitesse » alors que l’avion perdait rapidement de l’altitude. La vitesse de descente atteignait environ 6100 mètres par minute.
Les dernières communications témoignent de l’urgence de la situation. L’une des transmissions rapportées contient cette phrase : « P***in, on n’a plus le temps. »
Un autre message a ensuite été transmis par radio. « On va s’écraser au sol, 722 Bravo Delta. »
Selon les informations rapportées, seulement 35 secondes se sont écoulées entre le premier appel de détresse et l’interruption des communications. L’appareil s’est ensuite écrasé dans le comté de Palm Beach.
Le givrage pourrait-il avoir contribué à l’accident ?
Les enquêteurs n’ont pas encore déterminé la cause du crash. Les signalements de givrage et de turbulences font toutefois partie des éléments susceptibles d’être examinés.
Le givrage aéronautique peut se produire lorsque des gouttelettes d’eau surfondues gèlent au contact d’un avion. La glace peut alors s’accumuler sur les ailes et d’autres surfaces essentielles au vol.
Cette accumulation peut réduire la portance, augmenter la traînée et compromettre le contrôle de l’appareil. Dans certaines conditions, ces effets peuvent devenir rapidement dangereux.
L’équipage avait signalé la présence de givre avant la descente brutale du jet. Cependant, les informations disponibles ne permettent pas d’affirmer que ce phénomène a provoqué l’accident.

Neuf morts et plusieurs centaines de résidents évacués
Des images enregistrées par une caméra embarquée sur Military Trail montrent l’impact du Learjet 60. L’appareil a percuté le sol en piqué, provoquant une importante boule de feu.
L’explosion a brièvement envahi le champ de la caméra et laissé un cratère dans la chaussée. Au moins une maison mobile a été détruite lors de l’accident.
Une canalisation d’eau rompue a également inondé une partie de la zone d’impact. Environ 600 résidents ont été évacués par précaution.
Le secrétaire américain aux Transports, Sean Duffy, a confirmé la mort des neuf personnes présentes à bord. Aucun décès n’a été signalé au sol.
La Federal Aviation Administration (FAA) et le National Transportation Safety Board (NTSB) mènent l’enquête. Les investigations devront notamment établir les circonstances de la descente incontrôlée de l’appareil.
Une carrière de pilote interrompue à 20 ans
Nathalia Gadelha Filgueiras avait commencé sa carrière professionnelle après avoir obtenu son brevet de pilote à l’adolescence. À 20 ans, elle totalisait déjà environ 1 300 heures de vol, selon les déclarations de son beau-père.
Le dimanche 1er novembre, elle occupait le siège de copilote d’un jet d’affaires affrété reliant Austin aux Bahamas. Quelques minutes avant l’accident, elle aurait signalé du givrage et des turbulences dans un message adressé à son petit ami.
Ce SMS constitue l’un des derniers échanges personnels rapportés avant le crash. Les enquêteurs devront déterminer si les conditions météorologiques mentionnées ont joué un rôle dans l’accident.
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