L’aventure des États-Unis en Coupe du monde s’est arrêtée brutalement. Les Américains ont été largement battus 4-1 par la Belgique en huitième de finale. Il s’agit de leur plus lourde défaite dans la compétition depuis 36 ans.
Mais, au-delà du résultat, une autre affaire a monopolisé l’attention. Celle de l’expulsion de Folarin Balogun et de l’intervention de Donald Trump.
Une polémique avant le coup d’envoi
Quelques jours avant la rencontre, le président américain aurait personnellement contacté le président de la FIFA, Gianni Infantino, afin de demander la levée de la suspension de l’attaquant. La veille du match, la FIFA a finalement autorisé Balogun à jouer.
Cette décision a provoqué la colère de la Belgique.
Sur le terrain, les Diables rouges ont rapidement pris le dessus. Charles De Ketelaere a inscrit un doublé. Hans Vanaken et Romelu Lukaku ont également trouvé le chemin des filets. Menés sans véritable réaction, les États-Unis ont vu une partie de leurs supporters quitter les tribunes de Seattle avant même le coup de sifflet final.
Balogun sort du silence
Après la rencontre, Folarin Balogun a évoqué la polémique pour la première fois. Il assure avoir simplement accepté la décision de la FIFA et être resté concentré sur le match.
« Quand on reçoit un carton rouge, on s’attend normalement à manquer le match suivant. Alors, lorsqu’une suspension est annulée, il est évident que cela suscite des réactions », a-t-il déclaré.
L’attaquant a également reconnu la supériorité de son adversaire.
« La Belgique a été meilleure aujourd’hui. Elle a tout simplement mieux joué que nous. »
Pochettino dénonce les interférences
L’entraîneur américain Mauricio Pochettino n’a pas caché sa déception. Très touché par l’élimination, il estime toutefois que son équipe devra tirer des enseignements de cette expérience.
Sans citer directement Donald Trump, il a aussi dénoncé les interventions extérieures.
Au micro de la BBC, il s’est dit « déçu par trop de personnes » qui placent « la politique et la manipulation » avant l’intégrité du football.
La FIFA défend son arbitre
La polémique ne s’est pas arrêtée là.
Donald Trump avait qualifié de « suspect » l’arbitre brésilien Raphael Claus, celui qui avait initialement expulsé Balogun.
Face à ces accusations, la FIFA est sortie de sa réserve. L’instance a rappelé que Raphael Claus faisait partie de son élite arbitrale mondiale. Elle a également affirmé qu’il avait toujours fait preuve d’un professionnalisme et d’une intégrité irréprochables.
Le patron des arbitres de la FIFA, Pierluigi Collina, a réaffirmé que l’organisation lui accordait « toute sa confiance ».
Cette élimination marque un coup d’arrêt brutal pour les États-Unis. Il faut remonter à 1990, lors d’une défaite face à la Tchécoslovaquie, pour retrouver un revers aussi lourd en Coupe du monde.
LIRE AUSSI : Le spectacle d’ouverture de la Coupe du monde 2026 de Shakira alimente les spéculations