Cinq avions E-6B Mercury, parfois surnommés « avions de l’apocalypse », ont été repérés dans plusieurs régions des États-Unis peu après la visite du directeur de la CIA, John Ratcliffe, à Moscou. Cette coïncidence a alimenté de nombreuses spéculations en ligne, même si un exercice militaire pourrait fournir une explication plus ordinaire.
Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s’est rendu cette semaine à Moscou pour rencontrer des responsables russes. Il s’agissait, selon les informations disponibles, de son premier déplacement connu dans la capitale russe.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé que des discussions avaient eu lieu avec les services de renseignement. Il a toutefois précisé que Ratcliffe n’avait pas rencontré directement le président russe Vladimir Poutine.
Peskov s’est également montré prudent concernant les conséquences de cette visite. Selon lui, il serait prématuré d’évaluer son éventuel impact sur les relations entre Washington et Moscou, déjà particulièrement tendues.
À quoi servent les avions E 6B Mercury ?
Peu après le déplacement de John Ratcliffe, au moins cinq Boeing E 6B Mercury ont été repérés dans différentes régions des États-Unis.
Ces appareils sont parfois surnommés « avions de l’apocalypse » en raison de leur rôle stratégique. La Marine américaine en possède 16 et les utilise notamment pour assurer les communications avec les sous-marins lanceurs de missiles balistiques.
Les E 6B peuvent également servir de centres de commandement aéroportés pour les forces stratégiques américaines. Ils sont conçus pour prendre le relais lorsque certaines infrastructures de communication ou de commandement au sol ne sont plus disponibles.
Contrairement à une idée parfois répandue, ces appareils ne sont toutefois pas conçus pour résister directement à une explosion nucléaire.
Selon le Daily Mail, les données de suivi des vols ont permis de repérer plusieurs E 6B au-dessus du territoire américain.
Un appareil aurait notamment survolé la frontière entre le Colorado et le Wyoming à environ 7 km. Un autre aurait évolué près du Kansas et de l’Oklahoma à environ 9 km.
Un troisième avion aurait été repéré au-dessus du Missouri et de l’Arkansas à environ 11 km. Un quatrième aurait également été observé près de la frontière entre le Texas et l’Oklahoma.
Un cinquième appareil a enfin été signalé, mais son identification n’aurait pas pu être confirmée avec certitude.
Une coïncidence qui alimente les spéculations
La présence simultanée de plusieurs E 6B a rapidement suscité des interrogations sur les réseaux sociaux, notamment en raison de sa proximité temporelle avec le déplacement de John Ratcliffe à Moscou.
Cependant, rien dans les informations disponibles ne permet d’établir un lien direct entre la visite du directeur de la CIA et les vols de ces appareils.
Une autre explication pourrait être liée à un exercice militaire annoncé à l’avance.
Le NORAD avait en effet annoncé l’organisation de l’exercice « Amalgam Dart », présenté comme une opération « prévue de longue date, de routine et défensive ». L’exercice s’est déroulé du 24 août au 1er septembre.
L’exercice militaire pourrait expliquer leur présence
« Amalgam Dart » réunit des forces américaines, canadiennes et de l’Alaska autour d’opérations coordonnées de défense aérienne.
Les participants s’entraînent notamment à répondre à différents scénarios et à coordonner leurs moyens dans le cadre de simulations militaires.
La présence de plusieurs E 6B dans le ciel américain pourrait donc être liée à cet exercice.
Pour l’heure, les vols de ces appareils ne permettent donc pas, à eux seuls, de conclure à une situation exceptionnelle ou à une escalade liée aux relations entre les États Unis et la Russie.
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