Nathalia Gadelha Filgueiras, 20 ans, figure parmi les neuf victimes du crash d’un Learjet 60 survenu dimanche en Floride. La jeune femme occupait le poste de copilote à bord de l’appareil. Après l’accident, sa mère a confié qu’elle avait toujours redouté de perdre sa fille dans un accident d’avion.
Nathalia Gadelha Filgueiras se trouvait à bord d’un Learjet 60 reliant Austin, au Texas, aux Bahamas. L’appareil s’est écrasé dimanche 1er novembre dans le comté de Palm Beach, en Floride.
Le jet privé a percuté le sol près de Greenacres, dans une zone résidentielle, peu avant 13 h. L’impact a provoqué une importante boule de feu, et les neuf occupants ont perdu la vie.
Les victimes comprenaient sept passagers et deux membres d’équipage, dont une famille de quatre personnes. Le pilote a été identifié comme étant Jeff Gregory, âgé de 55 ans.
La famille de Nathalia a également confirmé son décès au Palm Beach Post. La jeune femme avait obtenu sa licence de pilote alors qu’elle était encore au lycée, avant même son permis de conduire.
Sa sœur, Guilia Filgueiras, lui a rendu hommage auprès du journal. Elle a notamment décrit Nathalia comme « une fille extraordinaire ».
« Elle a toujours suivi son rêve, elle a montré que n’importe quelle fille pouvait faire ce qu’il faut », a déclaré sa sœur. « Elle était vraiment courageuse et s’est battue jusqu’au dernier moment. »
Une passion pour l’aviation depuis l’adolescence
Nathalia Gadelha Filgueiras aurait eu 21 ans en janvier. Selon le NY Post, elle travaillait comme pilote commerciale depuis environ neuf mois.
Malgré son jeune âge, elle totalisait déjà environ 1 300 heures de vol. Elle avait commencé sa formation à l’Aviation and Aerospace Academy du West Boca Raton High School.
Elle avait ensuite poursuivi son apprentissage chez American Flyers, à Pompano Beach. Après avoir terminé sa formation, elle était également devenue instructrice de vol.
Son objectif professionnel était de devenir pilote de ligne. Dans une ancienne interview accordée à CBS12, elle avait évoqué son parcours avec fierté.
« Je me vante vraiment, parce que les gens disent : « Oh, tu ne sais pas conduire », et moi je réponds : « Oui, mais je sais piloter » », avait-elle confié à CBS12.
Sa mère évoque une jeune femme responsable et travailleuse
Après l’accident, Camila Gadelha Corteleti s’est exprimée sur la disparition de sa fille. Elle a notamment évoqué sa personnalité dans un entretien accordé à CNN Brasil.
« C’était une très bonne fille, responsable, travailleuse », a déclaré sa mère.

Camila Gadelha Corteleti a également accordé une interview au NY Post. Elle y a expliqué qu’elle souhaitait voir sa fille poursuivre sa passion pour l’aviation.
Sa mère a notamment déclaré qu’elle voulait que Nathalia « vive son rêve ». Elle a toutefois confié avoir toujours redouté les risques associés à cette profession.
« Je savais qu’un avion allait me l’enlever »
Dans son témoignage, Camila Gadelha Corteleti a affirmé avoir pressenti que la passion de sa fille pourrait lui coûter la vie. Elle a exprimé cette crainte en évoquant les ambitions professionnelles de Nathalia.
« Je savais que son rêve allait être ce qui me l’arracherait », a confié Camila au NY Post. « Je savais qu’un avion allait me l’enlever, je l’ai toujours su, mais j’étais tellement fière d’elle, je sais qu’elle vivait son rêve. »
La mère de la copilote a également évoqué les circonstances de sa disparition. Elle a expliqué qu’elle aurait souhaité que sa fille puisse poursuivre sa vie plus longtemps.
« Je sais que si elle avait pu choisir la façon de partir, c’est ainsi qu’elle aurait voulu partir, mais je ne voulais pas que ce soit si tôt. »
L’équipage avait signalé du givrage et des turbulences
Dans son entretien avec CNN, Camila Gadelha Corteleti a rappelé que sa fille occupait le poste de copilote. Selon elle, Nathalia n’était pas en mesure de prendre les décisions concernant le vol.
Avant l’accident, l’équipage avait signalé une accumulation de glace sur l’appareil et des turbulences modérées. Ces difficultés avaient été évoquées dans les communications avec le contrôle aérien.
D’après les échanges audio rapportés, la situation s’est ensuite rapidement dégradée. Le pilote a signalé une descente particulièrement rapide avant de déclarer une urgence.

Le Learjet 60 s’est finalement écrasé près de Greenacres. Les neuf personnes présentes à bord ont été tuées dans l’accident.
Le NTSB examine les causes du crash
Le National Transportation Safety Board (NTSB) poursuit son enquête pour déterminer les circonstances de l’accident. Les investigations portent notamment sur les conditions météorologiques rencontrées par l’équipage.
Le givrage et les turbulences signalés avant le crash figurent parmi les éléments examinés. Les enquêteurs étudient également la possibilité d’une désintégration partielle de l’appareil avant l’impact.
Lundi, le NTSB a indiqué que le Learjet aurait pu commencer à se désintégrer avant de percuter le sol à grande vitesse. Cette hypothèse a été rapportée par Reuters.
Tom Chapman, membre du NTSB, a évoqué l’importance des conditions météorologiques dans les investigations. Il a également fait état d’indices concernant l’état de l’appareil avant l’impact.
« Les conditions météorologiques constituent un axe majeur de l’enquête », a déclaré Tom Chapman, membre du conseil du NTSB. « Nous avons des éléments indiquant que l’appareil s’est partiellement désintégré avant l’impact. Nous pourrions retrouver des débris de l’avion à une certaine distance du point d’impact. »
Les enquêteurs doivent encore établir les causes exactes du crash. À ce stade, les éléments rapportés ne permettent pas de déterminer si le givrage, les turbulences ou une éventuelle désintégration ont provoqué l’accident.
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