Netflix : les sermons du pasteur de Mica Miller choquent les spectateurs

La série documentaire « La mort de la femme du pasteur » revient sur le décès de Mica Miller et sur les accusations visant son mari, John Paul Miller. Depuis sa diffusion sur Netflix, certains passages consacrés aux sermons du pasteur suscitent de nombreuses réactions.

La nouvelle série documentaire de Netflix consacrée à Mica Miller fait beaucoup parler d’elle.

Intitulée « La mort de la femme du pasteur », cette production en trois épisodes retrace les derniers mois de la vie de cette Américaine de 30 ans. Elle a été retrouvée morte le 27 avril 2024 au Lumber River State Park, en Caroline du Nord. Les autorités ont conclu à un suicide.

La série, disponible depuis le 26 août 2026, revient également sur son mariage avec John Paul Miller, ancien pasteur de la Solid Rock Church à Myrtle Beach, en Caroline du Sud. Netflix s’appuie notamment sur des images inédites ainsi que sur les témoignages de proches et d’amis de Mica.

Des sermons qui provoquent l’indignation

Parmi les séquences qui ont particulièrement retenu l’attention des spectateurs figurent plusieurs passages consacrés aux sermons de John Paul Miller.

D’après le documentaire, le pasteur présentait notamment les relations sexuelles au sein du mariage comme une obligation pour les épouses. Il aurait également affirmé qu’une femme qui ne répondrait pas aux besoins sexuels de son mari risquerait de voir celui ci se tourner vers d’autres possibilités.

Ces propos ont rapidement suscité des réactions sur les réseaux sociaux.

Plusieurs internautes ont expliqué avoir été mal à l’aise en découvrant ces extraits. Certains se sont notamment demandé pourquoi autant de fidèles avaient continué à fréquenter l’église malgré ce type de discours.

Un utilisateur d’X a déclaré : « C’est vraiment intéressant de voir combien de personnes ont fidèlement regardé JP prêcher des absurdités chaque semaine #DeathOfThePastorsWife #netflix », selon Tyla.

Un autre a demandé : « J’ai commencé à regarder « La mort de la femme du pasteur » et j’essaie de comprendre pourquoi ces gens restaient assis à écouter ces prêches bizarres #netflix. »

Un troisième a ajouté : « Ce documentaire était vraiment difficile à regarder. Ces sermons étaient pénibles à écouter. »

Ce que raconte la série sur Mica Miller

« La mort de la femme du pasteur » s’intéresse surtout à la relation entre Mica Miller et John Paul Miller.

Selon ses proches, leur mariage était devenu de plus en plus difficile et Mica aurait fait état de comportements abusifs et de contrôle de la part de son mari. Netflix présente également des éléments relatifs aux accusations de harcèlement formulées avant son décès.

Mica avait engagé une procédure de divorce.

Elle est morte deux jours après que John Paul Miller a reçu les documents liés à cette procédure.

Peu avant sa mort, Mica avait également appelé les services d’urgence et fait part de son intention de se suicider. Les autorités ont finalement retenu cette qualification pour son décès.

Cette conclusion officielle n’empêche pas certains membres de sa famille et certains proches de continuer à s’interroger sur les circonstances qui ont précédé sa mort.

John Paul Miller poursuivi au niveau fédéral

L’affaire a néanmoins donné lieu à des poursuites fédérales contre le pasteur.

En décembre 2025, un grand jury fédéral a inculpé John Paul Miller de deux chefs d’accusation : cyberharcèlement et fausses déclarations à des enquêteurs fédéraux.

Les procureurs l’accusent notamment d’avoir publié sur Internet une photo nue de Mica sans son consentement, d’avoir fait placer des dispositifs de localisation sur son véhicule et de l’avoir contactée plus de 50 fois en une seule journée.

L’acte d’accusation mentionne également des accusations d’ingérence dans ses finances et ses activités quotidiennes ainsi que des dommages causés aux pneus de son véhicule.

Un procès prévu en octobre 2026

John Paul Miller a plaidé non coupable des accusations fédérales.

Il reste libre sous caution de 100 000 dollars, avec des restrictions imposées dans le cadre de la procédure judiciaire. Son procès fédéral doit désormais se tenir en octobre 2026 après plusieurs reports.

S’il était reconnu coupable, il encourrait une peine maximale de cinq ans de prison pour le chef de cyberharcèlement et de deux ans pour les fausses déclarations. Une amende pouvant atteindre 250 000 dollars est également prévue.

Ces poursuites ne concernent toutefois pas directement la mort de Mica Miller.

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