Que se passe-t-il dans votre corps sans rapports sexuels ? Les révélations de Khloé Kardashian

Khloé Kardashian a révélé ne pas avoir eu de rapports sexuels depuis quatre ans. Alors que cette confidence suscite des interrogations, une médecin explique les effets possibles de l’abstinence sur le corps. Elle rappelle notamment qu’il n’existe aucune fréquence de rapports sexuels considérée comme médicalement normale.

Khloé Kardashian a évoqué sa vie intime dans une bande-annonce de la prochaine saison de The Kardashians. Au moment du tournage, elle n’avait pas eu de rapports sexuels depuis quatre ans.

« Je suis célibataire, je suis peut-être prête à me lancer », déclare-t-elle dans la bande-annonce.

Quatre années sans rapports sexuels peuvent sembler longues dans une société où la sexualité occupe une place importante. Pourtant, d’un point de vue médical, aucune fréquence particulière n’est imposée.

La Dre Shirin Lakhani, spécialiste de la santé intime et féminine, a apporté des précisions sur ce sujet. Selon Tyla, elle estime que « le corps ne devrait pas subir de changements particuliers simplement parce qu’une personne n’a pas eu de rapports sexuels pendant un certain temps ».

L’activité sexuelle peut néanmoins avoir certains effets physiques et psychologiques. Une personne qui cesse brusquement d’avoir des rapports peut donc remarquer quelques différences.

1. Votre humeur pourrait changer

Les rapports sexuels peuvent favoriser la libération de plusieurs substances chimiques dans le cerveau et le corps. Parmi elles figurent la dopamine, l’ocytocine et les endorphines, parfois surnommées les « hormones du bonheur ».

Selon la Dre Lakhani, l’absence de rapports sexuels peut provoquer « une réduction de l’ocytocine et des endorphines, ainsi qu’une baisse du taux de dopamine ».

Cela ne signifie toutefois pas que l’abstinence entraîne systématiquement des problèmes hormonaux. Les effets peuvent varier d’une personne à l’autre.

2. Vous pourriez ressentir l’absence d’un moyen de vous détendre

Pour certaines personnes, les rapports sexuels constituent une manière de relâcher la pression après une journée stressante. Ils peuvent également procurer une sensation de détente.

Si le sexe faisait partie de vos habitudes pour décompresser, son absence pourrait donc se faire sentir. Cela ne signifie pas pour autant que le célibat provoque automatiquement du stress ou de l’anxiété.

Il existe de nombreuses autres façons de gérer le stress. Les rapports sexuels ne sont donc pas indispensables pour se détendre.

3. Les muscles du plancher pelvien sont moins sollicités

Les orgasmes provoquent des contractions et un relâchement des muscles du plancher pelvien. Ces mouvements constituent une forme d’exercice pour cette zone du corps.

Ces muscles jouent un rôle important dans le soutien de plusieurs organes. Ils contribuent notamment à maintenir la vessie, l’intestin et l’utérus.

Les rapports sexuels ne sont toutefois pas le seul moyen de solliciter ces muscles. Les exercices du plancher pelvien permettent également de les faire travailler.

4. Les effets peuvent être plus visibles après la ménopause

L’absence de rapports sexuels peut avoir des conséquences différentes après la ménopause. Cette période s’accompagne notamment d’une diminution des niveaux d’œstrogènes.

Selon la Dre Lakhani, une stimulation sexuelle moins fréquente peut contribuer à certains changements des tissus vaginaux. Chez les femmes ménopausées, ceux-ci peuvent devenir plus rapidement plus minces, plus secs et moins élastiques.

5. L’abstinence ne rend pas le vagin « plus serré »

Une idée reçue affirme que l’absence de rapports sexuels rendrait le vagin « plus serré ». À l’inverse, des rapports fréquents auraient tendance à « l’étirer ».

Selon la Dre Lakhani, aucune de ces affirmations n’est exacte. Elle rappelle que le vagin possède une grande élasticité.

« Le sexe, ou son absence, n’entraîne pas de modifications permanentes de la taille ou de la forme du vagin ou des lèvres », a-t-elle déclaré, selon Tyla.

Les quatre années sans rapports sexuels évoquées par Khloé Kardashian peuvent donc attirer l’attention. Elles ne signifient pas pour autant que son corps subit nécessairement des changements importants.

La spécialiste rappelle qu’aucune fréquence particulière de rapports sexuels n’est exigée sur le plan médical. Comme elle l’a expliqué : « Il n’existe pas de quantité médicalement « normale ». »

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