Avant, je pensais que seuls les symptômes évidents devaient m’inquiéter. Toutefois, après m’être renseigné sur la santé intestinale et le cancer du côlon, j’ai compris que même de légers changements au niveau des selles pouvaient parfois constituer des signes avant-coureurs.
Statistiques et évolution du cancer
Malheureusement, les taux de cancer colorectal explosent chez les jeunes adultes. Autrefois considéré comme une maladie touchant principalement les personnes âgées, il progresse désormais à un rythme alarmant chez les populations plus jeunes. Aujourd’hui, un diagnostic sur cinq concerne une personne de moins de 55 ans, et cette maladie est devenue l’une des principales causes de décès liés au cancer chez les jeunes.
Des symptômes tels que la présence de sang dans les selles, un changement de consistance ou une fréquence des selles supérieure ou inférieure à la normale peuvent parfois indiquer une affection grave, comme un cancer du côlon.
Cela dit, ces symptômes peuvent également être dus à de nombreux autres troubles digestifs ; ils ne sont donc pas nécessairement le signe d’une affection grave, mais il convient tout de même d’y prêter attention.
Signes précurseurs possibles au niveau des habitudes intestinales
L’une des premières choses que l’on peut remarquer est une modification des habitudes intestinales. Cela peut se traduire par des selles plus molles, des changements de couleur inhabituels ou la sensation que l’intestin n’est pas complètement vidé après être allé aux toilettes. Voici quelques exemples :
- Des selles étroites ou « en forme de crayon », qui peuvent apparaître lorsqu’un élément rétrécit l’intestin
- Douleur lors de la défécation (dyschésie), parfois liée à des problèmes rectaux
- Une sensation persistante de ne pas avoir complètement vidé la vessie (ténesme)
- Saignements rectaux, en particulier s’ils proviennent des parties inférieures de l’intestin
- Gêne ou douleur abdominale
- Une fatigue persistante, qui peut résulter d’une anémie due à une hémorragie interne
Évolution au fur et à mesure que la maladie progresse
À mesure que le cancer du côlon évolue, en particulier s’il se propage aux ganglions lymphatiques voisins, les symptômes peuvent devenir plus perceptibles. Les tumeurs peuvent perturber le transit intestinal, ce qui peut entraîner :
- Constipation due à des obstructions partielles
- Diarrhée due au passage de selles liquides autour d’une obstruction
- Alternance de constipation et de diarrhée
- Présence de sang visible dans les selles, qui peut être rouge vif ou plus foncé selon l’origine
- Aggravation du ténesme (sensation de vidange intestinale incomplète)
- Ballonnements, crampes et accumulation de gaz
- L’anémie ferriprive, qui est fréquente dans de nombreux cas
Stades avancés
Aux stades avancés, lorsque la maladie s’étend à d’autres organes, les symptômes s’aggravent souvent. Une obstruction du côlon peut provoquer des nausées, des vomissements et une perte de poids importante. Si la tumeur touche la partie droite du côlon, les selles peuvent présenter une couleur très foncée ou ressembler à du goudron en raison de la présence de sang digéré.
À ce stade, des complications telles qu’une occlusion intestinale, voire une perforation intestinale, peuvent survenir. Certaines personnes peuvent également présenter des symptômes liés à une propagation vers des organes tels que le foie ou les poumons.
Point à retenir
Il est important de comprendre qu’il ne faut pas négliger les changements, même légers, dans les habitudes intestinales, surtout s’ils persistent. Bien que ces symptômes puissent avoir de nombreuses causes bénignes, ils peuvent parfois être le signe d’une affection plus grave, comme un cancer du côlon.
Le plus prudent est de consulter un professionnel de santé si des symptômes inhabituels persistent. Un dépistage précoce améliore considérablement les résultats du traitement et peut rendre la maladie beaucoup plus facile à prendre en charge.
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